|
|
Effets du stress chronique |
|
|
On
comprend pourquoi, quand elle induit un stress chronique, la maltraitance
de type parentale ou extra-parentale provoque simultanément
d'aussi graves perturbations dans le fonctionnement de l'enfant
puisqu'elle a lieu dans cette sphère d'importance capitale
de l'existence du jeune enfant en pleine période de structuration
de sa personne, de son environnement proche ou plus lointain, de
son monde de références: c'est celle de la relation
à autrui et quand
cet autrui est supposé être un modèle, et qu'il
ne l'est pas, supposé aussi qu'il est d'assurer protection, sécurité, amour, affection, tendresse,
et qu'il ne remplit pas ces fonctions que l'enfant attend de
lui, le monde de cet enfant s'écroule: les troubles du développement
apparaissent. L'ensemble
de nos exemples provient le plus souvent d'un stress qui se chronicise
au sein des familles là où la maltraitance de
forme parentale
ou extra-parentale
s'exerce sur de jeunes enfants agressés parfois physiquement
et/ou sexuellement mais surtout psychologiquement. Et,
de plus en plus fréquemment, nous recueillons les exemples
d'adultes ayant
été victimes quand enfants d'un parent ou d'un proche et/ou, quand
adulte, d'un partenaire
dominateur, abusif, agressif, violent. A travers tous ces exemples, il y a des constantes. Ce qui frappe chez les uns et les autres, au-delà de la tristesse, c'est l'abattement, la résignation devant des situations de souffrance qui s'éternisent sous forme d'atonie, de perte de la sensibilité (anhédonie) ou avec une sensibilité émoussée, de prostration; c'est le rejet de l'autre, du monde par peur de l'autre et du monde; c'est le repli sur soi avec conduites d'évitement pour mieux se protéger. Comme il y a la perte ou l'absence d'intérêt pour autrui et le monde, il y a aussi la perte ou le manque d'intérêt pour l'avenir et donc absence d'espoir. Toutes
ces personnes se trouvent donc plus ou moins figées dans
le temps et dans l'espace, habitées par leurs peurs,
imprégnées par la tristesse: ce qui va provoquer
des
dysfonctionnements en chaînes et dans beaucoup de shères de la vie,
certaines sphères plus atteintes que d'autres, selon
les tranches d'âge, sous l'effet du stress chronique qui évolue
. Chez
l'adolescent, image de soi, performance scolaire et relations aux autres
sont les trois sphères qui restent les plus atteintes. Ces constantes à travers les tranches d'âge que représentent ces différents dérèglements, le négativisme, la tristesse, l'immobilisme psychique, et toutes les formes d'expression de l'angoisse nous font par ailleurs retenir plus un phénomène de rémanence que de résilience en cas de stress chronique explicable par une maltraitance de forme parentale et, à tout le moins relationnelle, à la différence d'un stress causé par un trauma isolé et d'origine non-parentale, non-relationnel (comme une catastrophe naturelle, un acident, une maladie) lequel peut être surmonté à moyen-terme, sans séquelle ou avec de moindres séquelles par l'enfant, l'adolescent, l'adulte. Reprenons
dans le détail les formes symptomatiques des effets
du stress chronique d'origine relationnelle, maltraitance
parentale ou extra-parentale, sur l'enfant.
[Index]
[Les types de maltraitance]
[Effets du stress chronique]
[Troubles du développement psychologique]
[Troubles des fonctions physiologiques]
[Répercussions chez l'adulte]
[Références et liens]
Copyright © {juin 2007} {Dominique Brunet, Ph.D.}. Tous droits réservés. www.maltraitance-stresschronique.info |